Les messages émotionnels du visage

Les messages émotionnels du visage : l'expression et le regard.

Lorsqu'on présente une image d'une femme qui sourit, d'une femme dédaigneuse, et d'un petit garçon qui pleure, on les décrit tous de la même façon, et ce qui est intéressant est qu'on imite l'expression de la photographie. Avec tous les gens qui sont dans la salle, on n'arrive à citer que 8 expressions émotionnelles, alors qu'on est capables d'en reconnaître bien plus : on a une pauvreté d'expression langagière pour décrire les états émotionnels. Si on montre des images d'un homme qui réalise quatre expressions émotionnelles, quelles que soit la culture, les gens arrivent à reconnaître l'émotion.
Si on vous montre une image d'un visage, on n'est pas sûrs de ce que la personne ressent (peur ?), mais dans son contexte, la personne est en pleine extase à un concert. En observant ses voisines, on voit qu'on n'a pas tous la même façon d'exprimer cette émotion.
D'après Ekman, l'état émotionnel provient de la contraction des muscles du visage. On a six émotions principales : la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la suffisance. Ce sont des émotions qu'on peut opposer l'une à l'autre par paire. Il a demandé à des acteurs de mimer des expressions, et il a étudié les mouvements pour passer de l'une à l'autre. Il a démontré qu'on identifie l'expression en bloc : c'est soit la peur, soit la joie, pas entre les deux. On a donc une perception catégorielle de ces émotions. L'image du milieu est classée comme « joie » ou « peur » selon de quelle émotion on est partit.
Selon Jellad, en 1981, si on doit trouver un visage parmi un grand nombre d'objet, on trouve le visage aussi vite s'il y a 5, 20 ou 50 distracteurs : c'est ce qu'on appelle une recherche parallèle, le visage pop-out, il surgit de parmi les distracteurs et est traité de façon parallèle. Au contraire, dans une recherche sérielle (rechercher le visage triste parmi les visages gais), le temps de réponse dépend du nombre de distracteurs.
Si on regard seulement les yeux, on n'est pas sûrs de où ils regardent, mais si on a le visage autour, cela nous permet de déterminer où regarde la personne : l'expression émotionnelle n'est pas extraite tout de suite lorsqu'on n'a pas le contexte, pas aussi automatiquement. Lorsqu'on a le visage complet, on a souvent l'impression que le regard nous suit : cela provient d'un effet de contexte. On a l'impression que le regard véhicule beaucoup d'informations, mais en réalité, tout dépend du contexte. On a besoin de tout le visage pour savoir si le regard est tourné vers nous ou pas.

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